Au vote citoyens !

Il n’est pas dans mes habitudes d’exprimer des opinions personnelles mais à la veille d’élections primordiales pour l’Europe, je m’interroge sur l’avenir que nos concitoyens semblent vouloir donner à NOTRE Europe.



Alors que l’Europe des années 1930, se relevant à peine de la Grande Guerre, plonge dans le marasme économique, le peuple, sans travail, laisse le populisme prendre le pouvoir et détruire certaines démocraties : le fascisme et le nazisme, entre-autre, guident les populations vers le racisme, l’antisémitisme, la haine de l’autre, faisant croire à un miracle économique qui ne viendra pas. Des dictateurs apparaissent condamnant ainsi le monde à la guerre.



L’histoire, dit-on, ne se répète pas. C’est une litote. Les historiens savent très bien qu’au contraire, apprenant rarement de ses erreurs, l’être humain reproduit souvent les mêmes faux pas le conduisant à trébucher plus ou moins fortement, mais de manières différentes.



Aujourd’hui, alors que le peuple des grandes démocraties, gavé de consommation, gâté de protections et de divertissements, veut rester dans le mirage qu’il s’est lui-même construit, il devient aveugle et ne voit plus le danger pointer. Les réseaux sociaux déversent la haine de l’autre par l’absence de retenue ; les médias d’informations permanentes relaient parfois de fausses nouvelles et des « scoops » sans intérêt en leur donnant une visibilité injustifiée ; les politiciens dépassent parfois les bornes de l’entendement et les économistes ont atteint pour certains, leur limite d’incompétence, plongeant à nouveau le monde dans une période incertaine où les loups déferlent en hordes sauvages, sans limites dans nos fragiles démocraties.


Le péril est réel si nous ne prenons pas de recul à mieux réaliser combien la haine de l’autre, la violence et l’absence de respect sont aujourd’hui le quotidien, promus et développés par des politiciens souvent corrompus. Ils portent souvent ce nom par erreur et distillent péremptoirement « leurs » vérités éhontées sans retenue aucune, sans même souvent réaliser à quel point elles peuvent entrainer l’anarchie derrière eux.


 


Churchill disait « la démocratie (…) est le moins mauvais de tous les systèmes », la perfection n’existant pas plus en régimes politiques qu’ailleurs, il vaut sans doute mieux raison garder. Sortons de nos quotidiens endimanchés pour aller voter et réfléchissons bien avant de mettre dans l’urne un bulletin qui pourrait replonger le monde dans le chaos. Pour la plupart, nous appartenons à une génération, qui n’a pas connu ni vécu la guerre. Cependant, à quelques semaines du 75e anniversaire du débarquement de Normandie, rappelons-nous l’Histoire, qui nous renvoie à l’héritage de ceux qui nous ont légué la paix.


 


Aujourd’hui, l’action de l’Europe est souvent invisible à nos yeux mais, elle nous aide pourtant à être cette génération créatrice de savoirs et gardienne de paix.


 


Philippe Fournier